https://s3.amazonaws.com/manifavicto/manifavicto.jpg

(Introduction, English only) – (Texte français suit avec tous les détails)
Responding to news conference May 10th by the Sûreté du Québec (SQ) denying responsibility for shooting three students in the head at the Victoriaville protests, documented below are witness testimonies, videos and photos that contradict the SQ claim.
Along with others, I have been following and analyzing information on the Victoriaville shocking head injuries to the three students: Dominique Laliberté, Alex Allard & Maxance Valade.
I am a nurse & medic, was at Victoriaville, but only arrived around the time Maxance Valade got injured, and am on a Facebook list (Témoignages de manifestant/média/médic du congrès) of witnesses and people attempting to gather information.
There are three major disputes about what happened:
- Did the three students get shot by SQ plastic bullets or hit by protester projectiles?
- The SQ said they only shot at violent protesters. Were the three students violent?
- Did the SQ delay ambulances getting to Alexandre Allard and Maxance Valade who suffered traumatic brain injuries?
The SQ’s version that it didn’t shoot the protesters, nor delay ambulances doesn’t add up on several levels.
- There are witnesses, photos and videos that contradict the SQ version (see below).
- There is a clear effort by the SQ to limit and control the information.
- The SQ’s version changes daily. Several days ago, the SQ said they only shot plastic bullets at violent protesters. Yesterday they said they could not have shot Laliberté and Allard because they were injured before the order was given to shoot plastic bullets.
The SQ had an extraordinarily high percentage of head shots out of the 33 SQ plastic Police Ordinance Company AR-1 bullets used (kinetic munitions). Their percentage that hit heads is between 9% (assuming all fired bullets hit someone) to 25% (we have reports of about a dozen people being hit), is dramatically higher than the U.S. norm, 2.4% from a study of 797 hits, and also the previous SQ experience at the 2001 Summit of the Americas where we know of only one bullet out of 900 fired hitting a protester’s neck, and no evidence of any head shots.
The SQ affirms that they follow common police protocols, and their officers are trained to avoid head shots and shots to vital organs. Another police protocol is to get rapid advanced medical attention to anyone hit by kinetic munitions as the internal injury is likely invisible on the outside, and may be mortal.
One head shot may be an accident. Two head shots may be a coincidence. Three head shots, plus delaying the ambulance, indicates to me the SQ was ordered to seriously maim or kill some students.
There needs an independent investigation, and to this end, investigative journalism would play a critical role. (That’s a not subtle hint).
What follows is a compilation in progress of some videos, photos and testimonies about how the three students were shot by the SQ plastic bullets, and how the EMTs & ambulance was delayed by the SQ from attending them.
Scott Weinstein
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Victoriaville: Les preuves que la police a tiré trois étudiants dans la tête
The evidence that the Sûreté du Québec (SQ) shot three students in the head at the Victoriaville protests against tuition hikes May 4, 2012
This graphic by Moïse Marcoux-Chabot who is providing invaluable research and images, gives us a rough idea of the time and geography when the three were injured.
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=2710369817375&set=p.2710369817375&type=1&theater
1. Dominque Laliberté
Time of shooting unknown, but closer to the beginning of the confrontation at 18h.
She was shot in the jaw, shattering it and she lost several teeth.
Witnesses say they saw the plastic bullet pass between them and then they immediately saw Laliberté
laid out on the ground with hands to her face. She indicates it was a plastic bullet that hit her.
1A. Témoignage
Facebook post by: (Mathieu Leclerc)
“Je ne connais pas la jeune fille mais je n’oublierais pas la fois que je l’ai vu. On était à 100m de la ligne des policiers, dans un champ, avec un groupe de manifestants de la CSN, des profs de Cégep, c’est plein de monde. On voit les bombes de gaz sauter loin à droite et plus à gauche pendant que des musiciens continuent de jouer. D’un coup, une balle passe entre nous deux, mon amie et moi. On se retourne, c’est cette fille les 2 mains dans le visage qui s’écrase par terre. Elle bouge pas!
DamienJames 1 day ago “
1B. Le Soleil
Une étudiante de l’Université Laval blessée en plein visage à Victoriaville
«Je pense pas que ces balles-là ont leur place», a soutenu la jeune femme, un peu plus de 24 heures après avoir reçu son congé de l’hôpital. «C’est hyperdangereux. Ça change une vie.»
Elle et son ami Pierre Léveillé s’éloignaient du grabuge, en raison de l’utilisation par les policiers des gaz lacrymogènes pour disperser la foule, quand elle a été atteinte au visage. Un témoin a dit à Pierre que c’était un bâton cinétique qui avait touché la jeune femme. D’ailleurs, c’est le seul débris qui traînait sur le sol à proximité de Dominique à ce moment-là, affirme Pierre.
1C. Video – Dominiqe Laliberté
http://www.youtube.com/watch?v=4B7J4t7tnPw&feature=related
www.youtube.com
2. Alexandre Allard
Allard was shot at close range at 18h57 in left temporal region of the head near near or on his ear, suffering skull and facial bone fractures, loss of hearing, and traumatic brain injury.
2A. Témoignage
Lettre ouverte sur la manifestation de Victoriaville
Par Joé Habel | Université Laval
“On est retourné en avant, à environ dix mètres des policiers, d’autres lacrymo ont été lancées. On a reculé et lentement on s’est rapproché. Les policiers étaient sur leur côté de la rue. Quelques manifestants étaient au centre, sur le terre-plein, à tenir une banderole rouge. Nous marchions parallèlement à la rue, de l’autre côté de la rue (quatre voies de large). Soudainement, j’ai vu Alexandre recevoir une balle de caoutchouc sur le côté de la tête, près de la tempe. J’ai été sur le choc, mais j’ai vu que c’est une balle de caoutchouc, tiré directement. Il n’y a pas personne entre lui et les policiers, sauf deux ou trois manifestants qui tenaient paisiblement une banderole face aux policiers.”
2B. Was Allard violent?
Not according to his friends:
La Presse
L’entourage des blessés à Victoriaville est sous le choc
L’autre blessé, Alexandre Allard, aussi âgé de 20 ans, est également décrit comme un jeune homme motivé et convaincu. Mais pas du tout violent, ont précisé deux camarades de classe à La Presse.
« Alexandre c’est quelqu’un d’assez tranquille. C’est pas quelqu’un qui crie ou qui casse », a expliqué son ami Étienne Garant. Il a fait valoir qu’il est tout à fait impossible que son collègue ait été impliqué dans des actes violents contre les forces de l’ordre.
Videos:
2C. Alexandre Allard reçoit une balle de plastique de la SQ à Victoriaville?
The slow motion video shows the police shooter aiming high in what could be the direction of Allard. Then we hear the shot and see Allard on the ground with a fresh head wound.
Details:
Second 5: SQ shooter visible in middle of screen.
Second 23: slowed sound of rifle shot
Second 25: Allard is on the ground and people start yelling for a medic
2D. Same video in real time
Alexandre allard shooting.mov
Photos
2E. Photo by Moise Marcoux-Chabot
Victoriaville: les balles de plastique sont identifiées
“Or, des témoignages récents (Lux Éditeur et Voici la photo de l’une d’elles, retrouvée sur place:”
Crédit photo © Moïse Marcoux-Chabot.
2F. Photos (by Darren Ell)
Allard being attended to by nurse Karoline Demers
Alexandre Allard and the plastic bullet that hit him
3. Maxance Valade
Valade was the last person to be shot in the head, at 20h01. The bullet blew out his left eye, and shattered facial and skull bones. He suffered a traumatic brain injury and a hemotoma.
3A. Video & Témoignage / Witness testimony
of CSN volunteer picking up plastic bullet by Valade’s body on the ground
Élève blessé par une balle en plastique à Victoriaville
Pierre Fontaine Profs de Cégep contre la hausse des frais de scolarité
Vidéo tourné pendant la manifestation à Victoriaville qui prouve que les manifestants ont été blessés par les policiers et non des boules de billards. La vidéo provient d’un professeur qui était présent. À partager. Voici le compte rendu du collègue de Montmorency : “J’étais à Victoriaville vendredi dernier pour participer à une manifestation pacifique, qui a dégénéré dès que les policiers ont chargé la foule et lancé une grande quantité de gaz irritant. Nous sommes alors reculés plus loin sur le terrain derrière une maison située de l’autre côté de la rue, pendant que d’autres résistaient aux policiers. C’est à ce moment que j’ai vu la personne à côté de moi recevoir une balle de plastique en pleine face. Elle s’est écroulée à mes pieds. Et ne s’est jamais relevée. J’ignore ce qui est advenu, j’ignore même de qui il s’agit. Mais lorsque la police affirme n’utiliser ces munitions (interdites aux É.U.) que pour des manifestants agressifs qui les menacent et jamais à hauteur du visage, je peux témoigner que c’est faux. Nous étions tellement loin des policiers, la victime était paisible et ne regardait même pas en leur direction. Elle a vraiment reçu cette balle en pleine visage. Et elle n’est pas la seule. J’ai alors sorti ma mini caméra vidéo et j’ai filmé des gens qui portent secours, dont une personne au dossard de la CSN qui trouve la fameuse balle de plastique (en vert fluo et en gros plan) et qui la montre.”
Length: 0:34
3B. Was Valade throwing projectiles, or non-violent?
He did not hide his eyes and may not have been wearing even respiratory protection. Valade was a knowledgeable and experience political activist.
(From a photo story of Student strikers by Darren Ell www.darrenell.com/)
Valade was described by friends in a La Presse article as experienced and non-violent
L’entourage des blessés à Victoriaville est sous le choc
« Nous sommes tous dévastés », a confié à La Presse Florianne Philippe-Beauchamp, une amie de Maxence Valade et collègue à l’Association des étudiants du cégep Saint-Laurent, où la victime est porte-parole et membre du conseil exécutif.
« C’est un très bon gars. Actif, mais pas violent », assure Anthony Kantara, élève au Collège Vanier, qui a participé à de nombreuses marches avec le blessé avant l’accident. Il assure que son ami n’a jamais fait preuve d’agressivité durant les rassemblements.
4. Entrave des services d’ambulance par SQ pour Allard et Valade
Obstruction of ambulance service by SQ for Allard and Valade
4A. Video CUTV
http://cutvmontreal.ca/videos/1132
Victoriaville, Friday May 4th, CUTV live crew found an injured student in need of immediate help. Wi…
4B. Témoignage: Guillaume Aspireault-Massé, Pompier et médic
https://www.facebook.com/groups/423199917699639/doc/425276897491941/
“C’est alors qu’un individu m’interpelle, pour un manifestant gravement blessé. Rapidement, je m’y rends où je constate la présence d’un autre médic, soit une infirmière. Je lui prête assistance, pour constater que la victime avait reçu un projectile sur la tempe. L’oreille dans un mauvais état et un saignement abondant qui sortait de l’oreille. Tout le monde parlait d’une ambulance qui arrivait, mais en réalité il ne s’agissait que d’une rumeur.”
“Des patrouilleurs se sont présenté non loin de nous, pour finalement rebrousser chemin, surement qu’ils avaient peur des manifestants. Par la suite, voilà qui arrive deux autres patrouilleurs un peu plus courageux, qui s’approchent de nous sans vraiment venir nous prêter main forte, tous deux parlant au téléphone cellulaire. Enfin, je me suis dit les ambulanciers vont bientôt arriver. Et non, tout ce qui s’approchait de nous c’est une foule fuyant l’anti-émeute, qui lançait toujours des l’lacrymogène vers nous. « Merde », je me suis exclamé aux patrouilleurs, « dites leurs de pas venir ici, on a une victime dans un sérieux état » Vraiment deux amateurs pire que moi encore. Dans la foulé nous avons du déplacer la victime à 3 reprises, car l’ambulance n’arrivait toujours pas et l’anti-émeute continu d’attaquer. Et deux, patrouilleur, qui semble ne pas être en contrôle de leurs esprits ne font que nous regarder sans faire quoi que soit. Suite au troisième déplacement, nous semblions être en sécurité de l’anti-émeute et enfin l’ambulance approches.”
“La victime évacué, je peux enfin retourner dans l’action pour soigner d’autre gens. En repartant vers le coin de rue ou ce passe l’action, je vois nos deux patrouilleurs se faires remettre, par un autre policier des radios portatif, WTF, la police pas de communications, j’ai jamais vus ça. Merde nos imbéciles, faites une plainte à la CSST, il est clair qu’il y aura des réprimandes envers vos supérieurs.
Voilà qu’on m’interpelle à nouveau, pour un manifestant ayant reçu une balle de plastique dans le visage. À mon arriver, la victime à déjà un pansement sur l’œil. Un peu isoler de la foule, mais prêt de l’anti-émeute qui continu à nous charger. Nous sommes très visible pour eux, mais rien ne les reteints de nous charger. Nous avons du déplacer la victime vers un salon funéraire, sous un toit à l’abri de la pluie. Encore une foi des patrouilleurs sons venu vers nous, je leur ai demandé de faire venir une ambulance vers nous. Je voyais très bien l’ambulance au loin qui était derrière l’anti-émeute. Nous avons du attendre 20 minutes pour voir arriver l’ambulance. À sont arrivé je me suis dirigé vers la conductrice, à qui j’ai donné mon topo, elle m’a dit “où est la police”, elle ne voulait pas descendre sans présence policière. J’ai du usé d’argument convaincant pour la convaincre de venir porter soin.”
4C. Témoignage:
Récit de la manifestation de Victoriaville du 4 mai 2012
Par Valérie Provost
http://trahir.wordpress.com/2012/05/05/victoriaville-3/#comment-79
https://www.facebook.com/notes/val-pro/mon-exp%C3%A9rience-de-la-manif-%C3%A0-victoriaville-le-4-mai/408356399197823
“Soudain un gars dit « y a un gars inconscient, il faudrait une ambulance, y en a une là-bas ». Il semblait sous le choc. Alors mon amie et moi on lui a dit « retourne avec le blessé, on va aller la chercher, l’ambulance ». On part à la course. En chemin, quelques personnes se tenant devant la police, relançant les canettes de gaz aux policiers.
On n’a pas pu atteindre l’ambulance, car une ligne de polices anti-émeutes bloquait le chemin. On est allé en voir un, on lui a expliqué qu’on avait besoin de l’ambulance, qu’un gars était inconscient, que c’était dangereux pour sa vie. Les polices nous disaient de s’en aller, nous poussaient avec leurs boucliers. On leur a demandé comment faire alors, on avait vraiment besoin de l’ambulance et ils nous bloquaient. Y en a un qui nous a dit « Appelle le 9-1-1 ». (Je crois que CUTV a filmé cet échange avec la police.)”
4D. Témoignage d’un étudiant-médic à Victoriaville
Par Jonathan Aspireault-Massé, Montréal
http://trahir.wordpress.com/
“Une rumeur commence à se répandre dans la manif, «faut laisser passer l’ambulance!» Pourtant, on ne voit pas d’ambulance, la panique s’installe. Je pars avec mes camarades à la recherche de blessé et nous tombons sur un jeune traité par des médics de Montréal et d’autres de Québec (les infirmiers contre la hausse) sur un homme ayant une blessure grave à la tête. Mon groupe et moi décidons de rester afin d’appuyer le travail des médics déjà présent-e-s. Comme l’ambulance refuse de venir si près «du front» et que l’antiémeute «se crisse» de notre intervention en continuant à attaquer la foule, nous décidons de bouger la victime. Les manifestant-e-s ont même décidé de faire une chaîne humaine afin de protéger notre lieu d’intervention.
La victime est blessée à la tête, son oreille déchirée en partie et du sang sort de la profondeur de son oreille. Le tympan semble perforé, la victime divague et semble être dans un état vaporeux et parfois agitée, tout porte à croire à un traumatisme crânien.
Des patrouilleurs de la SQ arrivent afin de faire le lien entre «nous» et l’ambulance. Les ambulanciers refusent de venir sans présence policière! D’ailleurs, il serait peut-être bien d’indiquer aux ambulanciers que les manifestant-e-s ne s’en prendront jamais ni à des ambulanciers, ni à des pompiers! La présence policière vous mets plus à risque! Les deux patrouilleurs ne sont même pas liés par radio avec leur QG! Donc, nous avons droit à l’amateurisme le plus total de la part de ces policiers qui semblent totalement dépassé par les événements. Entre cet amateurisme et les tentatives sabotage patent de notre intervention de la part de l’antiémeute, les médics devaient réagir. C’est donc à ce moment, parce qu’il nous était impossible d’assurer des soins efficaces à cet endroit, que nous avons pris la décision de déplacer la victime. Le déplacement s’est fait dans le calme et nous devions composer avec un terrain accidenté et des mouvements de foule imprévisibles! Finalement, l’ambulance est arrivée (20-30 minutes plus tard) et nous pouvons mettre la victime dans un endroit sur.
Les questions qui se posent ici, comment se fait-il que des patrouilleurs de la SQ n’avaient pas de moyens de communication afin de s’assurer que tous les moyens seraient pris pour venir en aide à un blessé grave?”
4E. Témoignage
Brutalité policière à Victoriaville
Embuscade et légitime défense
source : Marie-Eve Doré.
“Plus tard, on a transporté un blessé sérieux, le jeune Maxence Valade, en retrait sur une pelouse. La foule scandait il y a un blessé. J’ai visionné le reportage de CUTV, alors que les journalistes ont vainement tenté d’obtenir de l’aide pour le blessé. Les policier sont allés jusqu’à empêcher ces gens d’aller chercher l’ambulance. Un courageux médecin a rejoint le blessé et lui prodiguait les premier soins quand les policiers ont chargé la foule pour la faire reculer jusqu’à pratiquement piétiner le blessé à mort.
Heureusement, la discipline de fer de ces jeunes lui a sauvé la vie. Ils ont formé un mur humain et tenu bon jusqu’à ce que le blessé soit emporté plus loin, subissant une énorme quantité de gaz. Ce fut mon second poivrage (j’en ai subit une bonne dizaine). Une amie qui faisait partie de la muraille humaine a témoigné que les policiers les ont poursuivi, qu’ils ont du reformer la muraille et que le blessé a dû être transporté pour la troisième fois. Par bonheur, le jeune homme est maintenant hors de danger mais il a subi un traumatisme crânien et perdu l’usage d’un œil. Je laisse aux lecteurs le soin de tirer ses propres conclusions.”
***
Si vous n’êtes pas d’accord avec la loi spéciale?
Demande d’ajout à la Requête en nullité du projet de loi spéciale 78
(à partager en masse) - http://www.loi78.com/
La solidarité est notre arme!